.

L'Anneau des Peuples Premiers réunit des sites en langue française dédiés à la cause des peuples autochtones.

.

écrivez nous...

.

titres


10.12.2013
Leader Ashaninka en visite à Paris
Benki Piyako, leader indigène du peuple Ashaninka, sera en Europe ......


07.12.2013
Equateur - Dissolution violente de la fondation environnementale Pachamama‏.
Le 4 décembre 2013 est un nouveau jour noir pour ......


09.03.2013
Découvrez la peinture des adivasi warli, Aborigènes de l'Inde
L'Atelier de l'Encadreur du Parc et Ocre Rouge, art tribal contemporain, vous ......


07.01.2013
Atmosphères 53 présente Reflets du cinéma : Peuples sans frontières du 12 au 26 mars 2013 en Mayenne
Le festival Reflets du cinéma 2013 sera un voyage au ......

[Archives]

.

   

Postée le 11/03/2003 par WAYAGI - Nouvelle Calédonie | Réagissez! | Poster

L'association WAYAGI communique

Le peuple indigène de Nouvelle-Calédonie, par la voix de leurs grands chefs, en particulier ceux de Maré, Lifou et Ouvéa ont entrepris depuis le 18 mai 1994 une démarche auprès du ministère français des DomTom de l'époque visant à faire adopter par les institutions françaises des réglementations portant sur l'extension des territoires fonciers et maritimes des réserves indigènes. Cette démarche n'a, jusqu'à ce jour toujours pas abouti. A la place, depuis les dits Accords, les institutions françaises ont adopté des réglementations inspirées du droit français sur la zone maritime et les sous-sols des terres coutumières au mépris de la conception foncière et des systèmes de gestion indigènes, malgré l'avis des organismes scientifiques comme l'IRD, des organisations internationales et des églises recommandant l'implication des populations concernées dans les décisions et la gestion de ces ressources maritimes ou terrestres indigènes. Ce refus de prendre en compte les droits collectifs indigènes a entrainé, ces dernières années, l'émergence de nombreux conflits. Ceux-ci ont opposé, particulièrement, des plaisanciers, des pecheurs professionnels et des promoteurs touristiques d'un coté aux tribus indigènes du littoral de l'autre. A chaque fois, les indigènes, de victimes, dans le cadre de leur société, sont devenus des coupables devant la justice française, et cela pour avoir défendu leurs droits ancestraux.
En 2002, par exemple, le tribunal Correctionnel siégeant sur l'ile de Lifou avait condamné solidairement le grand-chef Henri Yeiwéné Naisseline et deux responsables des clans du littoral, Guaenere Hmae et Peu Elie à des amendes pour avoir protesté un peu rudement contre un promoteur touristique, ancien gendarme retraité, dont les transgressions sur les espaces maritimes traditionnellement sous leur autorité, étaient devenues, malgré les mises en garde répétées, habituelles. Aujourd'hui, malgré ces condamnations, le promoteur, constitué partie civile, a interjeté appel auprès de la Chambre des Appels de Police Correctionnelle de la Cour d\'Appel de Nouméa. Un nouveau procès aura donc lieu le 20 mai prochain à Nouméa.
Actuellement, sur le plan local, est organisée une campagne de soutien à la Revendication Indigène initiée par les grandes chefferies de l'ile de Maré et un comité pour la revendication indigène avec le soutien de l'association WAYAGI afin de sensibiliser l'opinion publique quant à ce procès qui est le témoignage d'un nouveau genre de dérives mettant les populations indigènes désarmés juridiquement face à la cupidité de promoteurs étrangers cherchant dans ces transgressions des moyens faciles de s'enrichir. Cette campagne locale a également pour but de demander l'annulation des poursuites engagées contre les trois prévenus en vertu de la légitime défense culturelle. Enfin, elle vise aussi à demander la réouverture des discussions concernant la réglementation du foncier terrestre et maritime sur les terres coutumières et qu'y soient associées, outre les décideurs institutionnels, les chefferies indigènes et les scientifiques, afin que soient mieux pris en compte les droits collectifs indigènes dans la définition des politiques touristiques ou environnementales sur toutes les terres coutumières de Nouvelle-Calédonie.
Wayagi et le CRI vous sollicitent pour que vous relayiez cette appel à soutien auprès des organisations oeuvrant dans ce domaine afin qu'elles interviennent, sous la forme que vous estimerez la plus efficace, auprès de nos instances politiques ou juridiques locales, de Mr le Président de la République (ami, nous dit-on, des \

Lien associé : http://www.oceanindigene.com

Poster une info

- Copyright (c) 2001-2008 Arutam et Fred - Programmation du site par Fred et Colin Leroy -